L’envol des Colibris


Nous allons commencer à suivre à la trace les “anciens Colibris” qui le voudront bien, en leur demandant un petit article ou une deux photos pour nous donner une idée de ce qu’ils deviennent.

Caroline

Caroline

Ancienne élève au lycée Sévigné, j’ai participé à l’échange organisé par Colibri pendant l’année scolaire 2014-2015, en décollant pour Sendai. Avant la venue de ma correspondante, j’ai remporté avec une amie le prix du meilleur rapport de séjour organisé par Colibri, et nous avons pu présenter notre expérience sur scène à la Maison de la Culture du Japon à Paris. J’ai poursuivi mon année de première ES avant de clore l’année suivante mes années lycée, passant bien entendu le baccalauréat avec option japonais. Grâce à la préparation des concours pendant mon année de terminale, j’ai ensuite réussi à intégrer Sciences Po Paris où j’ai continué l’étude de la langue japonaise à raison de quatre puis deux heures par semaine. Parvenue en troisième année, j’ai fait le choix de partir un an étudier dans la prestigieuse université de Waseda, à Tokyo. J’y ai perfectionné là-bas mon japonais, tout en prenant quelques cours de sciences sociales afin de découvrir la perspective japonaise sur des enjeux globaux, telle que la sécurité dans les relations asiatiques et transpacifiques. J’ai pu faire de très belles rencontres pendant cette année, profitant de mon statut d’étudiante pour voyager énormément dans le pays mais aussi travailler auprès d’une famille comme professeur particulier pour une jeune fille. Revenue en France depuis août 2019, je suis depuis étudiante en première année de master en Sécurité Internationale à l’école de relations internationales de Sciences Po Paris.

La première expérience japonaise acquise grâce à Colibri m’a permis de réaliser par la suite énormément de choses ; tout d’abord, j’ai pu construire de réelles amitiés au cours de cet échange, que ce soit du côté japonais mais aussi français. J’ai bien entendu pu avoir mon premier aperçu du Japon, non seulement de la culture japonaise, mais aussi de la vie familiale, plus difficile à percevoir lorsqu’on est touriste. Ce premier voyage à l’étranger loin de sa famille est un dépaysement total. Je recommande fortement cet échange, qui permet aussi d’en découvrir autant à propos des autres que sur soi-même. Riche de cette première expérience, j’ai pu être recontactée par la suite par Colibri pour participer au G7 de l’éducation, organisé par le ministère de l’Education Nationale, en 2016. Au cours de ce sommet, j’ai pu rencontrer les ministres de l’éducation en exercice des deux pays, mais aussi participer à une soirée à l’ambassade de France à Tokyo où nous avons présenté le rapport corédigé avec les élèves japonais à propos de la façon dont était enseigné le développement durable aux jeunes au Japon et en France. En découvrant Sciences Po, j’ai pu croiser au sein de l’association Ramen-toi (centrée sur le Japon et la Corée) d’autres élèves partis en même temps que moi au Japon dans le cadre de l’échange avec Colibri. Je n’aurais jamais soupçonné que partir avec Colibri pourrait avoir de telles implications futures dans mon parcours à la fois scolaire et social, et à aucun moment je ne regrette d’avoir candidaté. Si j’avais quelques conseils à donner à des jeunes voulant profiter de cette magnifique opportunité, je conseillerais une bonne préparation, à la fois du point de vue linguistique, pratique et mental. Colibri nous a permis de partir dans une famille japonaise, de créer un lien avec un correspondant : il faut être lucide sur le fait que dans la plus grande partie des cas, les élèves français possèdent quelques bases de japonais, et que l’inverse n’est pas le cas. Il faut être prêt à parler japonais au maximum, profiter de chaque opportunité, et être conscient des limites que peuvent créer ce décalage de niveau et d’une manière plus générale la barrière linguistique. Ainsi, ne pas hésiter à apporter des photos de sa famille, de ses proches, de chez soi, pour pouvoir se présenter et faire apparaître le cadre dans lequel le correspondant va s’insérer quelques mois plus tard. Aussi, penser à apporter des petits cadeaux français, qui feront plaisir à la famille. Mon troisième conseil est la connexion avec le correspondant : des échanges réguliers sont nécessaires pour créer un attachement et se sentir à l’aise et en confiance, ce qui est primordial quand il s’agit de partir trois semaines si loin de chez soi. Pour finir, laisser un maximum de place dans sa valise pour ramener de beaux souvenirs de cette fabuleuse expérience, et profitez autant que possible !

Anne France

Anne France (promotion 2007 Lycée Watteau à Valenciennes, Lycée Caritas Kawasaki) qui travaille actuellement chez Kubota à Dunkerque,  a épousé Ryoma, ingénieur chez Toshiba, le 2 mai 2015.

Anne France et Yumamariage Anne France